Le ministère des Affaires de la Diaspora et de la Lutte contre l'Antisémitisme entame une procédure de cessation des activités de Médecins Sans Frontières (MSF) dans la bande de Gaza. Cette décision fait suite à une violation grave et persistante des procédures d'enregistrement en vigueur, conçues pour faciliter les activités humanitaires légitimes tout en empêchant l'utilisation abusive de l'aide humanitaire à des fins hostiles et terroristes.
Le ministère a déclaré que cette violation concerne le défaut de MSF de fournir les listes de son personnel local, une obligation applicable à toutes les organisations humanitaires opérant dans la région.
Début janvier 2026, MSF s'était engagée à transférer les listes de son personnel conformément à la procédure. Il a été annoncé par la suite que ces listes seraient soumises avant le mardi 27 janvier 2026. Contrairement aux affirmations de l'organisation, ces listes ne sont pas communiquées à des tiers et sont utilisées exclusivement à des fins internes, selon le ministère.
Malgré son engagement public, l'organisation s'est abstenue de transférer les listes. Par la suite, MSF a annoncé qu'elle renonçait à toute procédure d'enregistrement, contredisant ainsi ses déclarations précédentes et le protocole contraignant.
Conformément à la réglementation, MSF cessera ses opérations et quittera la bande de Gaza le 28 février 2026. Parallèlement, des évaluations sont en cours afin de mettre en place des solutions médicales alternatives pour assurer la continuité de l'aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza après le départ de l'organisation.
Le ministre des Affaires de la Diaspora et de la Lutte contre l'Antisémitisme, Amichai Chikli, a déclaré : « Aide humanitaire, oui. Aveuglement sécuritaire, non. Malheureusement, MSF fait une fois de plus preuve d'un manque de transparence et agit pour des raisons qui lui sont étrangères. L'organisation a brusquement changé de position après s'être publiquement engagée à respecter la procédure. Nous savons que MSF emploie des personnes actives au sein d'organisations terroristes, ce qui explique pourquoi elle dissimule ses listes d'employés. L'organisation opère en coordination avec le ministère de la Santé du Hamas et, ce n'est pas un hasard, ses déclarations ont été publiées en même temps que des déclarations similaires émanant d'éléments présents dans la bande de Gaza. »
Le ministre Chikli a ajouté : « Comme indiqué précédemment, il s’agit d’une exigence de sécurité primordiale, fondée sur des preuves irréfutables et sans équivoque que des employés d’organisations humanitaires ont agi simultanément comme agents terroristes. Il apparaît que les employés de l’organisation ne répondent pas aux critères établis. Le ministère, sous ma direction, continuera d’annuler l’enregistrement des organisations humanitaires afin de garantir la continuité de l’aide, un intérêt majeur de l’État d’Israël, tout en préservant la sécurité de ses citoyens et de ses soldats.»
Le directeur général du ministère des Affaires de la Diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, Avi Cohen-Scali, a déclaré : « Le monde doit comprendre que MSF a eu une occasion claire de se conformer aux règles, mais l’organisation a choisi de violer un engagement public et de se soustraire à la transparence élémentaire requise de toute organisation humanitaire. Si l’organisation n’avait rien à cacher, les listes d’employés auraient été transmises à l’équipe interministérielle. Israël agit uniquement dans le respect des procédures, et toute tentative de présenter Israël sous un jour négatif vise à exercer des pressions et à contourner les règles, en vain. »