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La tension monte à la veille des pourparlers de vendredi à Oman entre l'envoyé spécial irano-américain Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Selon Al Jazeera, le document, élaboré par la Turquie, le Qatar et l'Égypte afin de prévenir une escalade militaire dans la région, impose des conditions particulièrement strictes au régime iranien, qui a peu de chances de les accepter.
Al Jazeera rapporte que le document exige notamment une réduction significative du niveau d'enrichissement d'uranium en Iran, ainsi que le transfert de tout l'uranium enrichi déjà produit vers un pays tiers.
De plus, l'Iran serait tenu de s'engager à ne procéder à aucun enrichissement d'uranium pendant trois ans, après quoi le niveau d'enrichissement serait limité à un seuil très bas.
Le document comprend également des dispositions de grande portée dans le domaine régional : l’Iran devrait s’engager à ne pas transférer d’armes ni de technologies aux milices et aux organisations terroristes non étatiques, ainsi qu’à ne pas commencer à utiliser ou à développer davantage de missiles balistiques – une question que Téhéran a fermement refusé d’aborder jusqu’à présent.
Malgré les fortes pressions exercées par la Turquie et le Qatar pour le succès des pourparlers, en Israël, on estime que ces négociations sont vouées à l’échec dès le départ.
Alors que l’Iran insistait pour que les discussions se limitent à la question nucléaire, les États-Unis, avec le soutien d’Israël, ont fait pression pour que soient incluses les questions relatives aux missiles balistiques, aux activités régionales et aux violations des droits de l’homme en Iran.
Plus tôt cette semaine, lors des rencontres de Witkoff en Israël, un message a été transmis : la situation délicate dans laquelle se trouve actuellement le régime iranien confère à l’Occident un levier d’influence bien plus important qu’auparavant.