Des sources bien informées ont indiqué à Iran International samedi soir que les forces de sécurité iraniennes font un usage excessif de la force contre les manifestants à travers le pays. Les premières estimations font état de nombreuses victimes, alors que la répression s'intensifie dans un contexte de quasi-coupure totale d'Internet.
Des images envoyées de Kahrizak, au sud de Téhéran, montrent plusieurs corps dans des sacs mortuaires. Des témoins oculaires ayant fourni les vidéos ont déclaré que des dizaines de corps étaient visibles sur place, et que d'autres auraient été placés dans un hangar industriel voisin.
Des vidéos antérieures, en provenance de Fardis, Karaj et de l'hôpital Alghadir, dans l'est de Téhéran, montraient des scènes similaires de corps au sol, indiquant ce qui semble être un massacre se déroulant dans plusieurs endroits, et non limité à quelques villes.
La coupure d'Internet, qui a débuté le 8 janvier, rend presque impossible d'obtenir une vision complète des événements. Néanmoins, le volume et la cohérence des informations parvenues à Iran International suggèrent que la force létale est largement utilisée pour disperser les manifestants.
Selon le site d'information, même les estimations les plus prudentes indiquent qu'au moins 2 000 personnes ont été tuées ces dernières 48 heures.
Des sources décrivent des violences particulièrement intenses à Fardis, dans la préfecture de Karaj, et dans certains quartiers de Téhéran, tout en soulignant que des informations similaires parviennent de nombreuses autres régions, notamment des provinces occidentales d'Ilam et de Kermanshah.
Malgré le black-out quasi total, des vidéos et des messages continuent d'atteindre Iran International par des canaux limités, notamment via Starlink. Ces utilisateurs se trouvent principalement dans les grandes villes et les quartiers les plus aisés, ce qui explique la faible visibilité sur une grande partie du pays. Malgré cela, des journalistes affirment recevoir des informations crédibles indiquant que des manifestations de masse se poursuivent à travers le pays.
Des images diffusées samedi soir montraient des manifestants du quartier de Poonak à Téhéran incendiant une agence locale de la Bank Melli.
D'autres images montraient des manifestants de la ville d'Ahvaz, dans le sud-ouest de l'Iran, envahissant les rues et scandant « Vive le Shah ! ».
Par ailleurs, un manifestant a escaladé samedi le balcon de l'ambassade d'Iran dans l'ouest de Londres, selon la BBC.
L'incident s'est produit lors d'une manifestation devant le bâtiment. Deux personnes ont été arrêtées et un autre suspect est recherché pour intrusion.
Le sénateur américain Lindsey Graham, proche du président Donald Trump, a promis son aide aux manifestants iraniens, leur assurant que leur cauchemar prendrait bientôt fin.
« AU PEUPLE IRANIEN : votre long cauchemar touche à sa fin », a écrit Graham sur les réseaux sociaux. « Votre courage et votre détermination à mettre fin à l'oppression ont été remarqués par le président Trump et tous ceux qui aiment la liberté. »
« Lorsque le président Trump dit "Rendre sa grandeur à l'Iran", cela signifie que les manifestants iraniens doivent l'emporter sur l'ayatollah. C'est le signe le plus clair à ce jour que lui, le président Trump, comprend que l'Iran ne sera jamais grand tant que l'ayatollah et ses sbires seront au pouvoir.
« À tous ceux qui se sacrifient en Iran, que Dieu vous bénisse. L'aide arrive. »
Trump a écrit samedi sur Truth Social : « L'Iran aspire à la LIBERTÉ, peut-être comme jamais auparavant. Les États-Unis sont prêts à aider ! »