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Antisémitisme : racisme envers les Juifs & Israël

Pologne : quand la presse explique comment « repérer un juif »

Pologne : quand la presse explique comment « repérer un juif » - © Juif.org

Un journal nationaliste polonais ayant une distribution nationale a publié en première page un article expliquant aux lecteurs comment « reconnaitre un juif ».

L’hebdomadaire de langue polonaise Tylko Polska, ou « la Pologne seulement », mentionne en première page « Noms, traits anthropologiques, expressions, apparences, traits de caractère, méthodes de fonctionnement » et « activités de désinformation ».

Le texte dit également : « comment les vaincre ? Cela ne peut pas durer ! »

La page comporte également un titre intitulé « Attaque contre la Pologne lors d’une conférence à Paris ». Il est fait référence a une conférence sur les études de l’Holocauste tenue le mois dernier au cours de laquelle des nationalistes polonais se sont plaints de ce que les orateurs étaient anti-polonais. Cet article représente une photo de Jan Gross, un érudit polonais-juif de l’Université de Princeton, expert sur la complicité de la Pologne dans l’Holocauste, et fréquemment attaqué par les nationalistes.

Pologne Seulement est publié par Leszek Budl, candidat politique nationaliste marginal et parfois musicien qui a chanté des chants antisémites. Le journal a été repéré mercredi à la Chambre Basse (Sejm) du parlement polonais, dans le cadre du paquet de périodiques de la semaine.

Michal Kaminski, un législateur conservateur, a protesté contre l’article et sa présence au parlement.

Le centre d’information du Sejm a répondu que « la chancellerie du Sejm demandera le retrait de la publication du paquet de presse. »

 

29 commentaires
Il y eut de graves conséquences à la suite des évènements de mars 1968. La campagne antisémite laissa une très mauvaise image de la Pologne à l’étranger, en particulier aux États-Unis. Certains intellectuels polonais révoltés à l’idée d’une campagne antisémite menée par l’État s’opposèrent. Certaines des personnes étant passées à l’Ouest à cette période fondèrent des mouvements anti-communistes qui encouragèrent l’opposition en Pologne. En mars 2018, pour les soixante ans de ces événements, le président polonais Duda demanda pardon aux Juifs chassés à cette occasion...
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 16:36
Voici quelques précisions sur les massacres de juifs commis par les polonais : le massacre de Jedwabne est perpétré par la seule population polonaise. Entre 300 (selon l'Institut national du souvenir) et 1 600 (selon Jan T. Gross) Juifs sont torturés et mis à mort par une partie des habitants de ce village. Cela se passe en 1941 et aucun soldat allemand n'était présent.
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 16:43
Bien que la situation s’améliore un peu sous le gouvernement de Józef Piłsudski (1926-1935), qui s’opposa à l’antisémitisme, les conditions se détériorèrent à sa mort. Augmentation des vexations dans l’enseignement, émeutes anti-juives, quotas (semi-officiels ou officieux) appliqués à partir de 1937 dans certaines universités, réduisent de moitié le nombre de Juifs inscrits entre l’indépendance et la fin des années 1930. En 1937, le syndicat professionnel des médecins et avocats polonais n’accepta plus que les chrétiens polonais, alors que de nombreux emplois gouvernementaux restaient fermés aux Juifs pendant toute cette période.

Cette discrimination s’accompagnait de violences physiques, et entre 1935 et 1937, 79 Juifs furent tués et 500 blessés dans des incidents anti-juifs. Les magasins juifs étaient également la cible de ces attaques et beaucoup d’entre eux furent pillés. À la même époque, des boycotts d’ordre économique et des attaques contre les biens, combinés aux effets de la Grande Dépression qui avaient été particulièrement forts dans les pays agricoles comme la Pologne réduisirent le niveau de vie des Juifs polonais à un point tel qu’ils devinrent une des plus pauvres communautés du monde. Le résultat de cette situation est qu’au début de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive bien que forte numériquement et riche de sa vie culturelle intense était aussi significativement plus pauvre et moins bien intégrée que les juifs occidentaux
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 16:52
Le pogrom de Przytyk est une émeute antisémite qui toucha la communauté juive de la ville Przytyk en Pologne le 9 mars 1936. La ville est un shtetl composé à 80 % de juifs.

Un boycott des magasins juifs est organisé par des paysans polonais et dégénère en une vague de violentes attaques de boutiques juives.

En réponse, un groupe juif d'auto-défense est formé. Deux jours avant les émeutes, certains résidents juifs se sont rassemblés sur la place de la ville, en attendant l'attaque des agriculteurs polonais, mais rien ne se passe. Deux jours plus tard, sans prêter attention, en plein jour de marché, des paysans polonais attaquent les habitants juifs de la ville, deux juifs et un polonais sont lynchés et on dénombre également 22 blessés.


Ce pogrom est l'incident antisémite le plus célèbre dans la période entre les deux guerres en Pologne, et a attiré l'attention du monde.
De nombreuses personnes furent arrêtées. Le procès des événements, débute le 2 juin 1936. 43 polonais et 14 juifs sont dans les box des accusés. Le 26 juin, 11 juifs sont condamnés à des peines allant de 6 mois à 8 ans, tandis que 39 polonais reçoivent des peines allant de six mois à un an. La légitime défense invoquée par les juifs font percevoir le verdict comme injuste et cette succession d'évènements conduisent à une colère de la communauté juive à l'échelle nationale et à des grèves.

D'autres émeutes anti-juives tuent également avant la Seconde Guerre mondiale, à Czestochowa, Lublin, Bialystok
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 16:57
Enfin lors de la révolte du ghetto de Varsovie les juifs qui voulaient mourir en combattant, se rapprochèrent de la résistance polonaise qui leur refusa les armes qu'ils demandaient.
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 17:05
Pour être tout à fait complet : le pogrom de Kielce : en 1946, 200 juifs survivants des camps de la mort (un exploit) étaient de retour dans cette petite ville de pologne...Ils sont pris pour cible par les forces de l'ordre avec la complicité de la population et sont massacrés à la hache ! on dénombre 37 morts et 80 blessés
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 17:17
Concernant la dénazification, c'est essentiellement une œuvre anglo-saxonne et pas du tout soviétique :
cette dénazification a plus qu'échoué et en RDA et en RFA :
L’exemple le mieux connu de la réapparition d’anciens nazis est sans doute celui de la justice. Alors que la justice nazie s’était illustrée par une application féroce de textes injustes, qui firent passer de trois en 1933 à 46 en 1944 les motifs possibles de condamnation à mort, on ne connaît que peu d’exemples de juge ou de pro cureur ayant dû rendre des comptes après 1945. Bien au contraire, c’est en grand nombre qu’on a pu les retrouver en poste dès les débuts de la RFA..
Les conséquences de ce laxisme furent immenses et durables.Non seulement ces juges terminèrent le plus souvent leur carrière sans avoir modifié leurs positions de base, mais dans les faits ce sont d’anciens juristes nazis qui formèrent durant des décennies les nouveaux juges et donc influencèrent leur conception du droit. De là découlent d’innombrables décisions iniques à l’encontre d’anciens antinazis, le rejet de réhabilitations
pourtant justifiées, la confirmation éhontée de jugements civils ou militaires prononcés entre 1933 et 1945 et tant d’autres signes d’un irréductible esprit hitlérien.
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 17:40
Un exemple peu connu de l’activité d’anciens juristes nazis se retrouve dans l’existence au sein du ministère des Affaires étrangères de Bonn d’un « Office central de protection juridique » (Zentrale Rechtsschutzstelle), destiné à aider et conseiller les ressortissants allemands poursuivis à l’étranger pour des faits commis avant 1945. Les listes des personnes recherchées servaient également à avertir celles-ci de l’intérêt que leur portaient les services policiers. On découvrit ainsi que le bureau de Hambourg de la Croix-Rouge allemande diffusait sur cette base un bulletin d’informations sous le titre de « Warndienst West » (Service d’alerte ouest), adressé confidentiellement aux associations d’anciens de la Wehrmacht ou des SS. La création d’un ministère des Affaires étrangères avait d’ailleurs été contrôlée par Adenauer - le président des eaux troubles- qui pensait indispensable de disposer « pour les postes de responsables, de personnes qui ont l’expérience du passé ». Il n’est donc pas étonnant de trouver en octobre 1950, 51 nazis sur 120 employés.
Dans la zone d’occupation soviétique, juges et procureurs nazis furent remplacés grâce à la création de « juges populaires » (Volksrichter), jeunes gens choisis pour leurs « positions antifascistes » au sortir de l’école. Ils recevaient une formation juridique de base. Décidés à sévir contre les nazis criminels cependant devant la faiblesse de leur enthousiasme, il semble évident qu’ils aient agi de manière mesurée.
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 17:56
Quelques chiffres encore : En 1951, le Spiegel dénonça la présence dans la police de RFA, de 73 criminalistes
et de commissaires au passé nazi. Au début des années 1960 on estimait que, parmi les criminels nazis démasqués depuis la fin des années 1950, 10 % étaient devenus policiers. En 1958, sur les 47 cadres supérieurs de l’Office fédéral de police criminelle 33 étaient d’anciens chefs SS. Parmi les responsables de la Police de sûreté nazie (SIPO) en France occupée, environ un tiers retrouva sa place dans les
organismes du nouvel État allemand.
Au début des années 1960, sur les 499 députés du Bundestag, 111 avaient servi les nazis en tant que fonctionnaires, diplomates, juges ou chefs d’entreprise. C'est ainsi que tous les secteurs d'activité de la nouvelle allemagne (justice, politique, police, économie et presse...) sont vérolés par d'anciens nazis !!
Envoyé par Thierry_051 - le Samedi 16 Mars 2019 à 18:09
Membre Juif.org





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