Le bureau du Premier ministre a souligné jeudi matin l'importance du respect de l'accord de cessez-le-feu israélo-libanais de novembre 2024, insistant sur son rôle crucial pour la sécurité d'Israël.
« L'accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Liban stipule clairement que le Hezbollah doit être totalement désarmé », indique le communiqué du bureau du Premier ministre.
« C'est impératif pour la sécurité d'Israël et l'avenir du Liban », souligne-t-il.
« Les efforts déployés à cette fin par le gouvernement libanais et les forces armées libanaises constituent un début encourageant, mais ils sont loin d'être suffisants, comme en témoignent les tentatives du Hezbollah de se réarmer et de reconstruire son infrastructure terroriste avec le soutien de l'Iran. »
Plus tôt dans la journée de jeudi, l'armée libanaise a déclaré contrôler totalement la zone située au sud du fleuve Litani.
« En application de la décision du Conseil des ministres libanais du 5 août 2025, l’Armée libanaise réaffirme son engagement total à assumer et à exercer la responsabilité exclusive du maintien de la sécurité et de la stabilité au Liban, en collaboration avec toutes les forces de sécurité, notamment dans la zone située au sud du fleuve Litani », indique un communiqué de l’Armée libanaise publié sur les réseaux sociaux.
Le communiqué ajoute : « Dans ce contexte, l’Armée affirme que son plan de restriction des armements est entré dans une phase avancée, suite à la réalisation effective et tangible des objectifs de la première phase sur le terrain. Cette phase visait à étendre la présence opérationnelle de l’Armée, à sécuriser les zones stratégiques et à établir un contrôle opérationnel sur les territoires placés sous son autorité dans le secteur sud du Litani, à l’exception des terres et positions qui demeurent sous occupation israélienne. »
« L’Armée souligne que les opérations dans le secteur se poursuivent, dans l’attente du déminage et de la fermeture des tunnels, ainsi que de la mise en œuvre des demandes d’intervention (DPI), afin de consolider son contrôle et d’empêcher les groupes armés de reconstituer leurs capacités de manière irréversible. »
Dans un communiqué, l'armée libanaise a également affirmé que « la poursuite des agressions israéliennes sur le territoire libanais et l'occupation de plusieurs positions à l'intérieur de celui-ci, accompagnées de l'établissement de zones tampons restreignant l'accès à certaines zones, ainsi que les violations quotidiennes de l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, compromettent la réalisation des objectifs fixés, notamment aux abords de ces zones, et par conséquent l'extension de l'autorité de l'État libanais et la restriction de l'armement de ses forces armées sans exception. »
« À cela s'ajoute le retard dans la livraison des moyens militaires promis à l'armée, ce qui ralentit la mise en œuvre des objectifs. »
Le communiqué souligne : « Ces facteurs conjugués exigent une action urgente et sérieuse. […] L'armée réaffirme également sa volonté de poursuivre sa coordination et sa coopération avec la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, afin de contribuer au renforcement de la stabilité au sud du fleuve Litani. »
Ces derniers mois, le Hezbollah s'est employé à reconstituer ses capacités militaires, tandis que le Hamas a également entrepris la construction d'infrastructures au Sud-Liban. Selon des informations récentes, Israël envisagerait une nouvelle opération à sa frontière nord afin de neutraliser les nouvelles capacités de ces groupes terroristes.
Le 5 août 2025, les autorités libanaises ont chargé les Forces armées libanaises d'élaborer un plan garantissant le monopole d'État sur les armes d'ici fin décembre 2025.
Le Hezbollah, cependant, a condamné le plan du gouvernement libanais visant à désarmer l'organisation et a réaffirmé à plusieurs reprises son engagement à conserver ses armes.