Le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de Tsahal, a ordonné le déploiement de renforts dans le nord d'Israël, le long de la frontière libanaise, suite aux « récents développements » du conflit avec l'Iran, a annoncé Tsahal mercredi.
Selon l'armée, le général Zamir a donné instruction à Tsahal de renforcer le Commandement Nord et de transférer la brigade Golani du sud vers le nord.
« Tsahal agit avec détermination contre l'organisation terroriste Hezbollah, suite à sa décision d'attaquer délibérément Israël pour le compte du régime terroriste iranien, et ne tolérera aucune atteinte à la population de l'État d'Israël. »
Après les frappes israéliennes et américaines contre l'Iran fin février, ciblant les infrastructures du régime et le guide suprême Ali Khamenei, de nombreux analystes estimaient inévitable l'entrée en guerre du Hezbollah.
Le 2 mars, le Hezbollah a tiré des missiles sur le nord d'Israël, revendiquant une vengeance pour l'assassinat de Khamenei.
Suite à l'entrée en guerre du Hezbollah, Israël a ciblé ce groupe terroriste soutenu par les Gardiens de la révolution islamique avec une intensité inédite depuis la fin de la guerre de 2024, frappant ses bastions du sud du Liban ainsi que Beyrouth.
Selon les chiffres libanais, des centaines de personnes ont été tuées et des centaines de milliers déplacées à la suite des frappes et des ordres d'évacuation massifs, touchant la majeure partie du sud du pays.
Par ailleurs, le 3 mars, le gouvernement israélien a ordonné à ses forces de s'emparer de positions dans la région « afin de prévenir les attaques contre les localités frontalières israéliennes », a déclaré à l'époque le ministre de la Défense, Israël Katz, faisant craindre une invasion terrestre imminente.
À ce jour, deux soldats israéliens ont été tués dans les combats, ainsi que plus de 200 terroristes du Hezbollah, selon le bilan de Tsahal.
Cette nouvelle vague de conflit entre Israël et le Hezbollah survient plus d'un an après un accord de cessez-le-feu exigeant le désarmement du Hezbollah dans les zones situées au sud du fleuve Litani.
Bien que le gouvernement libanais ait juré de désarmer le groupe, Israël a jugé ses efforts inefficaces et a continué de frapper le Hezbollah, conformément aux termes du cessez-le-feu.