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Politique Israël

Israël : vers un changement du système électoral ?

Après plusieurs mois d’interruption, la commission chargée d’examiner l’éventualité d’une modification du système électoral s’est réunie ce lundi sous la direction du ministre Israël Katz. Cette commission devra examiner plusieurs possibilités : élection présidentielle, élections régionales etc…
31 commentaires
Il faut surtout espérer qu'elle posera la question de l'abolition de la proportionnelle intégrale aux élections législatives.
Envoyé par Edmond_002 - le Lundi 14 Février 2011 à 17:51
Ô miracle ! !
J'approuve tout à fait Edmond ! ! ! Rigole
Mais ici je sens que je vais diverger... je souhaiterais un découpage en circonscriptions "mixtes", c'est à dire comprenant des électeurs laïques, religieux, arabes etc... de telle façon que pour être élu, le candidat député soit obligé d'avoir un discours acceptable pour tous. Cela permettrait de favoriser l'union de la nation, et de renvoyer les extrèmistes dans leurs foyer où leurs femme (s) les attendent avec impatience.
Envoyé par Michel_003 - le Lundi 14 Février 2011 à 18:01
Il faut aussi surtout faire dégager tous les partis soutenant des discours anti-israéliens, non seulement les interdire mais les envoyer au soudan !
Envoyé par Moshé_007 - le Lundi 14 Février 2011 à 18:07
Bonjour, Michel. Je découvre ton post d'hier avec retard. Embarrassé Et il me laisse perplexe. Car je me demande si ces circonscriptions " mixtes " que tu souhaites sont possibles. Je ne parle pas du fond ; mais de la forme.
D'abord, cette mixité que tu envisages est une mixité " riemannienne " , si je puis dire : à plusieurs dimensions : ethnique ( des Juifs, des Arabes ) ; religieuse ( des laïques, des datim ) - et cette multi-dimensionnalité ne va pas de soi, du fait qu'elle doit se déployer ou se mettre en place dans une autre dimension encore, qui est l'espace : comment mettre en place, par exemple dans le Gush Dan, des circonscriptions dessinées, forcément, dans un espace bi-dimensionnel, celui de la carte, mais qui intégrerai(en)t aussi ( comment ? - " that is the question " ) d'autres dimensions ( la dimension ethnique, la dimension religieuse, etc. - car on pourrait envisager aussi une mixité sociologique, une mixité linguistique - les francophones, les russophones ... - ) ?
La conception de la dimension politique comme liée à la dimension spatiale ... ( celle qu'exprimait, en somme, Danton, lorsqu'il prévenait les émigrés ou ceux qui se préparaient à émigrer qu' " on n'emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers - conception qu'au fond le sionisme fait sienne en s'attachant à donner aux Juifs une terre, une patrie, un espace territorial - les bundistes y pensaient aussi, mais pour eux cet espace territorial n'était pas nécessairement lié à Sion ; Herzl lui-même
Envoyé par Edmond_002 - le Mardi 15 Février 2011 à 08:59
(suite)

n'a pas eu immédiatement les idées claires sur la question de la localisation de cet espace ) ... : il me semble que le premier à poser la question du politique et de l'espace en termes de relation organique serait Clisthène à la charnière des VIè et Vè siècles avant l'ère vulgaire ( il faut que tu pardonnes à l'ancien prof' d'histoire que je suis sa tendance aux dégagements historiques ... ). Clisthène résout le problème sur lequel Athènes butait depuis un siècle : celui - pour simplifier - du rapport au pouvoir des différentes classes sociales. ;
Jusqu'à Clisthène ( en gros ), le pouvoir est lié à l'appartenance ou non aux grandes familles de l'aristocratie terrienne et militaire, qui " truste " fonctions religieuses, fonctions militaires et fonctions politiques. Le droit au pouvoir politique repose sur l'appartenance par filiation aux différents clans de l'aristocratie, est fondé sur une conception lignagère, diachronique : la succession, l'hérédité. D'ailleurs, seuls les nobles ont véritablement un nom et ce nom est le nom lignager, gentilice, qui atteste la descendance.
Clisthène substitue à ce système une conception en quelque sorte géographique, spatiale ou spatialisée : le droit au pouvoir politique est défini, non plus par l'appartenance à une lignée prestigieuse ( " fils de " ), mais par l'appartenance ( d'ailleurs elle aussi héréditaire - on pourrait, avec une pointe d'anachronisme, parler de " jus soli " ) à un espace territorial : le " dèmos " , le dème
Envoyé par Edmond_002 - le Mardi 15 Février 2011 à 09:30
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Le droit au pouvoir politique lié à l'appartenance ( héréditaire ) à un espace : c'est le sens même du mot " dèmokratia " ; " dèmos " : le " canton " , le dème - le mot signifiant aussi " le peuple " ( cf. en espagnol le double sens du mot " poblacion " ) ; " kratéïn " : gouverner, exercer le pouvoir.
Dans cette conception synchronique, il y a coexistence et co-exercice du pouvoir entre la noblesse et le peuple ( le dèmos ) ; plus exactement, l'aristocratie n'est plus séparée du dèmos, ni au-dessus de lui : par la grâce de la coexistence dans un même espace politico-territorial, celui du dème, elle en fait partie - chacun des habitants du dème bénéficiant, non pas de l' " égalité " socio-économique , mais de l'isonomie : droit égal de chacun des habitants du dème de participer à l'élaboration des lois.
Bon, mais comment Clisthène a-t-il, concrètement, mis en place ce système ? - Eh bien ( nous y voilà ! Rigole ), par la mise en place d'une sorte de " mixité " sociologico-politique : par la création de circonscriptions territoriales ( les trittyes ) qui regroupent des dèmes d'une zone géographique donnée ( il y en avait trois : l'astu ; la mésogée ; la paralie - chacune de ces zones ayant une coloration sociologique dominante particulière ) pour les ASSOCIER, voilà le mot important, dans le cadre d'une tribu ( Clisthène fait passer le nombre des tribus de quatre à dix ), à des dèmes des deux autres régions.
L'astu ( la " ville " ) était l'endroit où se trouvaient
Envoyé par Edmond_002 - le Mardi 15 Février 2011 à 10:01
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regroupés les temples des dieux et déesses, les principales installations militaires ainsi que les palais et demeures des grandes familles de la noblesse. La paralie était constituée des zônes côtières, peuplées d'ouvriers des chantiers navals, de marins, de commerçants liés au trafic maritime dans la mer Egée et au-delà : catégories populaires qui réclamaient d'avoir part aux grandes décisions ( guerre, paix, expéditions navales, création de colonies, impôts ... ).
La mésogée ( " terre de l'intérieur " ) : s'y trouvaient les grands domaines d'agriculture et d'élevage de l'aristocratie, mais aussi la masse des petites et moyennes exploitations, celle des paysans, des petits éleveurs, des vignerons - tous désireux de pouvoir participer aux décisions politiques.
Les tribus telles qu'augmentées en nombre et refondues par Clisthène réalisent donc une mixité sociale dans un cadre spatial déterminé, mixité qui est le fondement de l'isonomie.

Mais : l'Attique de Clisthène est un territoire beaucoup plus limité qu'Israël : dans ses plus grandes dimensions, peut-être 120 km de la frontière avec Thèbes au nord-ouest jusqu'au cap Sounion ; environ 100 km de l'île de Salamine jusqu'à la côte égéenne au nord-est de Marathon. De plus, l'Attique était ethniquement homogène ( si l'on fait abstraction des esclaves ; Clisthène a libéré un grand nombre d'esclaves et les a intégrés dans les dèmes ; mais il s'agissait en général de Grecs, ethniquement ).
Envoyé par Edmond_002 - le Mardi 15 Février 2011 à 10:24
Merci pour toute cette érudition ! ! je ne pense pas que toutes les circonscriptions doivent nécessairement être mixtes ! ! je ne vois pas les druzes avoir du poids à Eilath ! ! mais il serait bon que la circonscription de Bnei Berak englobe une commune laïque, le député du coin pour être élu, devra plaire à tout le monde. Ailleurs, ce sera arabes et juifs, ou arabes et druzes etc... le tout est de marginaliser Raed Salah et compagnie, pour que les clivages soient davantages sociaux-économiques. De toute façon, les députés seront toujours des ambitieux qui penseront à leur carrière d'abord, et à moins de changer l'espèce humaine il n'y aura pas de miracles.
Envoyé par Michel_003 - le Mardi 15 Février 2011 à 12:36
Michel

On va la faire courte, l'identité juive de l'Etat. Israël, ça veut dire quoi pour toi?
Envoyé par Elie_010 - le Mardi 15 Février 2011 à 13:03
Elie, heureusement qu'il y en a qui la font courte ! - Parce qu'il y en a d'autres ( moi, particulièrement, Embarrassé Embarrassé Embarrassé ) qui ont une tendance finalement assez fâcheuse à faire long ... Embarrassé Embarrassé Embarrassé
Envoyé par Edmond_002 - le Mardi 15 Février 2011 à 17:24
Membre Juif.org





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